Histoire

Créée au XIIIe siècle, son histoire serait liée à celle de deux chasseurs.

Bassanga Yaméogo, originaire de Piella, un village de la Sissili, serait arrivé par le sud à la suite d’une dispute avec son frère aîné qui lui reprochait d’avoir volé sa poule. C’est en suivant un iguane que Bassanga et sa famille auraient découvert une mare où ils purent se désaltérer. L’animal qui les guida devint, par la suite, le totem de ses descendants. C’est à l’emplacement actuel de la Direction provinciale de l’environnement et du tourisme que Bassanga et ses proches se seraient installés et c’est là qu’il mourut et fut enterré. Un jour qu’il partit à la chasse il découvrit une autre hutte. Un autre chasseur s’était installé dans les environs. Ce chasseur était originaire de Guimba et serait venu par le nord. Après les salutations d’usage, les deux hommes commencèrent à se quereller pour savoir qui des deux avait été le premier occupant des lieux. Afin de se départager, il décidèrent d’examiner les toitures de leurs huttes respectives. Après examen, la hutte de Bassanga s’avéra être la plus vieille, il était donc le premier occupant des lieux. L’autre chasseur accepta les résultats et parti s’installer à Goaghin qui deviendra plus tard le quartier Dapoya lors de l’expansion de la ville. Les descendants du chasseur malheureux, occupent toujours le quartier Dapoya, actuel secteur. Ils portent le patronyme Zongo et ont pour totem le serpent noir.

carriole rue de Koudougou
Ruines du palais du Lallé Naaba.
Une autre version raconte que la ville fut fondée par Tégsoba Toogré, originaire de Dapelgo de l’Oubritenga. Il aurait quitté sa région originelle à la suite d’histoires de succession. Arrivé sur place il rencontra un vieil homme qui avait été abandonné là par ses frères. Le vieil homme offrit l’hospitalité à Tégsoba. Quelque temps plus tard, les frères du vieil homme, revenus à de meilleurs sentiments, passèrent le chercher. Mais le vieux refusa de les suivre leur disant qu’il était désormais installé dans « l’ancien endroit » (kugdo en mooré). L’expression resta et devint le nom de la localité.

En 1910, sous l’administration coloniale française, Koudougou devient un poste administratif, puis un chef-lieu de cercle en 1919, et enfin, elle acquiert le statut de commune en décembre 1959. Toutefois ce n’est qu’en 1995 que le premier maire est élu démocratiquement. En effet avant cette date la ville est administrée successivement par des commandants de cercle (voltaïque depuis l’indépendance) puis des sous-préfets-maires (de 1974 à 1984) et enfin des administrateurs civils exerçant la fonction de préfet-maire (de 1984 à 1995).

 

Source : Wikipédia

Koudougou

Koudougou, appelée Nandon par les gourounsi en langue lyele, est une ville du Burkina Faso, la troisième en population après Ouagadougou et Bobo Dioulasso. Chef-lieu de la Province de Boulkiemdé, préfecture du département du même nom et capitale de la région du Centre-ouest. L’emblème de la ville est le baobab.

Située sur le plateau mossi à 100 km à l’ouest de Ouagadougou, la ville est reliée par la voie ferrée (depuis 1952) à la capitale burkinabè à l’est et à la capitale ivoirienne Abidjan au sud-ouest, en passant par Bobo-Dioulasso. La N13 au sud mène à la ville de Sabou et au nord vers Yako. La N21 se dirigeant vers le nord-ouest mène à Réo et la N14 allant vers l’ouest mène à Dédougou.

Source : Wikipédia