Découvrez les sites touristiques les plus visités de la ville de Koudougou

Visiblement, Koudougou est l’une des villes les moins cités quand on parle du tourisme au Burkina Faso. Mais cela ne signifie pas qu’elle manque de sites touristiques attrayants. Elle dispose plutôt de quelques uns qui sont capables d’intéresser plus d’une personne et de suicider l’engouement des visiteurs. En ce qui la concerne donc, elle contribue tant bien que mal à l’économie burkinabé touristique grâce à son patrimoine cultuel et aux initiatives diverses qu’elle regorge en son sein. Découvrez alors les sites touristiques les plus visités de la ville de Koudougou.

Le Quartier d’Issouka

C’est un quartier à potentiel cultuel et historiquement lié à la fondation de la ville de Koudougou. Il abrite le maasen (ombre en mooré), un site touristique qui se compose, d’un palais et d’une cour royale bien aménagés avec des symboles traditionnels et des traces du passé ; d’un lac qui offre aux visiteurs, une promenade assistée, de la fraicheur, de la verdure et la possibilité de voir des crocodiles dociles ; d’un musée «  Musée Rayimi », avec plein d’objets d’art ; enfin d’un Jardin de plantes diverses et un espace boutique de ventes d’articles artistiques.

Village d’accueil de Doudou (TDS)

Le village Doudou est un campement confortable qui a été construit dans le style Gourounsi afin de faire vivre une nouvelle forme de tourisme plus simple et pertinent. Cette initiative permet au villageois d’accueillir un voyageur dans leur village afin de lui donner l’occasion de découvrir leur vie quotidienne grâce à une immersion de ce dernier. C’est un site sur lequel, il est possible de venir passer un court ou long séjour.  Aussi, les visiteurs peuvent assister à des prestations d’artistes locaux et aux activités organisées (vannerie, poterie, travaux agricoles, sculpture…). Aussi, ils peuvent écouter des récits de contes traditionnels et des échanges autour du mariage et funérailles.

La ferme de NAYALGUE

Débutée dans les années 2000, sur une superficie de 1 200 m²,  Nayalgué qui signifie  » ce qui s’étend  » en mooré,  est aujourd’hui, une ferme à but humanitaire qui s’étend sur 3 600 m². Elle produit actuellement 5 à 8 tonnes de spiruline par an et consacre une partie de sa production dans l’aide à la population souffrante de malnutrition ou du VIH. Son activité est essentiellement basée sur la production et la commercialisation de la spiruline. Egalement, des visites guidées, libres et gratuites y sont organisées par l’un des employés de la ferme.

En rappel, la Ferme spiruline Nayalgué est un projet financé par le ministère de la santé depuis 2005 et reste la propriété de l’OCADES CARITAS Koudougou. Elle est d’un apport capital car  la spiruline est un complément alimentaire riche en vitamine A, B, en carotène, en oligo éléments (fer, magnésium, calcium etc.), et en protéines. Ce produit est très nutritif pour les enfants malnutris, les personnes âgées, les personnes affaiblies par la maladie, les sportifs, les PV-VIH, et toute personne voulant équilibrer son alimentation.

Aussi, il abrite deux cases de type voutes nubiennes bien équipées et électrifiées par panneaux solaires pour y accueillir les touristes de passage, les stagiaires,  les volontaires, les passionnés de plantes et amoureux de la nature

Le baobab de la forêt sacrée

Une histoire double caractérise ce baobab qui fait l’objet d’interêt pour les visiteurs de la ville de Koudougou. Certains feront une liaison entre ce baobab sacrée et Bassanga, le premier homme sur Koudougou, pendant que d’autres lui attribuerait une source communautaire et judiciaire. Les premiers affirment que  Bassanga s’est installé sous un arbre et a disparu en se dissolvant dans la terre. Et son bâton qu’il tenait en main serait mis  à pousser pour devenir un baobab qui est devenu l’emblème Koudougou. Disent-ils aussi, que le bruit des abeilles qui volent dans le baobab serait celui des génies qui veillent sur l’âme de Bassanga

De l’autre coté il y a ceux là qui compte cette légende selon laquelle, il fut un temps où Koudougou avant même son nom, était composée de trois quartiers dirigés par trois chefs. Alors que la vie y était prospère, un grave problème se posait toutefois. Les trois chefs ayant une égale influence, décidèrent de trouver une autorité supérieure et incontestable pour rendre la justice. Lorsque les sorciers demandèrent conseil aux esprits des ancêtres, il leur fut répondu de planter un baobab dans la forêt sacrée. Celui-ci, magique, rendrait la justice des hommes.

Et pareil t-il qu’encore de nos jours, ce lieu demeure sacré et un lieu de culte pour les personnes qui souhaitent voir les vœux exaucés et leur rêve se réalisé. Mais qu’à l’inverse, les abeilles qui ont élu domicile dans le tronc du baobab attaqueraient impitoyablement toute personne malintentionnée.

Les ruines du Palais Lallée Naaba

En rappel, c’est à la fin du XIXéme siècle que la ville de Koudougou fut placée sous le commandement de Naaba Lallée qui y élut résidence en 1910. Il y fit construire son palais quasi exclusive dans la construction rurale actuelle et encore très présente en milieu citadin . Ce palais abandonné depuis plusieurs décennies est appelé « ruines du palais du Lallé Naaba » et fait l’objet de visite touristique. Malgré que ses murs aient été fait en banco (brique traditionnelle de terre séchée), ce palais a pu résister face aux grosses pluies et demeurant aujourd’hui, un fabuleux joyau architectural qui marque l’histoire de la ville de Koudougou.

Le Grand marché

Inauguré en juin 2005, le grand marché offre au visiteur, un réel plaisir partagé.  Il est fait d’une architecture atypique de la région et a été lauréat du prix Aga Khan d’architecture 2007. Avec sa  halle ouverte à la toiture en voutes et coupoles, c’est un lieu authentique, à l’image de Koudougou. C’est un lieu de vie et un véritable poumon économique. Sa visite est incontournable pour qui souhaite mieux connaître la ville de Koudougou.

Faites un tour à Koudougou et vous serrez édifié!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *